Basculer au tubeless après des années de chambres : mon retour honnête

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Homme de 44 ans avec VTT tubeless sur sentier forestier, retour honnête après années de chambres

Le tubeless m’a claqué au nez un samedi pluvieux, dans mon garage de Conliège, quand la tringle a refusé de monter sur ma jante Mavic. J’avais la pompe à pied sous la main, les doigts déjà noirs de latex, et le pneu ne voulait pas talonner. Mon travail; pratiquant VTT de longue date. m’a appris à ne pas tricher avec ce genre de montage. Ce soir-là, je suis parti confiant, puis j’ai vite compris que la soirée serait plus longue que prévu.

Au départ, qui je suis et pourquoi j’ai sauté le pas

Je roule surtout le week-end et en navette quotidienne, avec deux enfants qui me rappellent vite quand le temps file. J’aime les sorties all-mountain, parce que le Jura me laisse toujours un caillou mal placé au bon endroit. Mon vélo sert autant pour les chemins que pour les trajets du matin, et je ne peux pas passer mes soirées à bricoler pendant 3 heures. Mon travail; pratiquant VTT de longue date. m’a aussi rendu méfiant sur les montages qui promettent la lune.

Avec les chambres à air, j’ai pincé 3 fois en 2 mois sur des chocs de jante. Un appui mal lu, un caillou caché, et je rentrais avec le pneu qui sonnait creux. Je gonflais plus fort pour éviter ça, puis le vélo rebondissait sur les racines et je perdais ce petit grip qui fait toute la différence. J’en ai eu marre de rouler trop raide.

Au départ, j’étais sûr de moi. Je pensais qu’un pneu sans chambre, c’était juste une chambre en moins et un peu de liquide dedans. J’ai hésité 3 semaines, puis j’ai été convaincu par l’idée d’éviter les pincements et de garder un peu plus de grip. Je voulais autre chose que des chambres mâchées au bord du sentier.

La première installation et les galères que je n’avais pas vues venir

Je suis parti un samedi soir, alors que la pluie tapait encore sur la porte du garage. La pompe à pied montait la pression, puis l’air repartait aussitôt avec un petit sifflement près de la valve. Au bout de 42 minutes, j’ai entendu deux gros ‘pop’ secs, et le pneu a enfin pris sa place. J’ai eu le sourire une seconde, puis j’ai vu que le compresseur aurait tout changé.

J’ai versé 30 ml de préventif par pneu, pas plus, pas moins. L’odeur m’a pris au nez quand j’ai fait tourner la roue et que j’ai secoué le montage à deux mains. J’ai oublié ce geste au premier essai, et le pneu a gardé des micro-fuites pendant la nuit. Le matin, la roue semblait bonne puis elle s’est écrasée de moitié en ouvrant la porte du garage.

Je me suis retrouvé à chercher la fuite avec la patience d’un type qui a déjà perdu une soirée. Le fond de jante était mal centré près d’un rayon, et la valve n’était pas assez serrée. J’ai aussi vu une petite trace blanche autour du flanc, signe que le latex avait bavé puis séché. Là, j’ai compris que le montage ne pardonnait pas un fond de jante sale.

Au fil des sorties, ce que j’ai vraiment ressenti sur le terrain

Sur la première sortie, j’ai été convaincu dès la montée en sous-bois. J’avais baissé à 1,4 bar devant et 1,6 derrière, et le pneu travaillait plus rond sur les racines. J’entendais moins le rebond sec, et le vélo collait mieux quand la pierre coupait la trajectoire. Le train roulant paraissait plus vivant, sans donner une impression molle.

J’ai pourtant fait l’erreur classique de descendre trop bas. À 1,2 bar, dans un virage gauche pris fort, j’ai senti la roue avant devenir floue, puis le pneu a fait un burp net. Pas terrible. J’ai remonté la pression le soir même, et je suis revenu à quelque chose net dans les appuis.

Ce qui m’a surpris le plus, c’est la petite crevaison qui se ferme toute seule. Sur une épine, j’ai entendu un psssit bref, puis j’ai vu un trait de liquide sur le flanc avant que tout redevienne calme. J’ai aussi découvert, au bout de 4 mois, des petits paquets de latex sec coincés près de la tringle. Je me suis senti bête en ouvrant le pneu, avec ce flanc beige et collant.

Le moment où tout a basculé pour moi

Le vrai basculement est venu sur une boucle de 18 km, un dimanche matin, au-dessus de la Combe Noire. Une épine a sifflé, j’ai vu un petit jet de préventif blanchir le pneu, puis plus rien. J’ai continué sans m’arrêter, et je me suis dit que la chambre aurait fini dans l’herbe à cet endroit. Ce jour-là, j’ai compris que le tubeless ne servait pas qu’à éviter les crevaisons.

Mon travail; pratiquant VTT de longue date. m’a appris à noter les gestes qui reviennent quand ça marche. Depuis, je contrôle le préventif tous les 2 mois, j’ajuste la pression avant une sortie rocheuse, et je garde un œil sur la valve. Quand la roue perd sa tenue, je ne cherche plus midi à quatorze heures. Je démonte, je nettoie, puis je repars avec un montage plus propre.

La morale de l’histoire, version courte

Je sais maintenant que le fond de jante sale est un piège bête. Une fois, j’ai monté trop vite après une pluie, et la fuite lente est venue dès les premières heures par un bord mal collé. Une autre fois, j’avais mis trop peu de préventif, et une petite coupure n’a jamais voulu se refermer. La roue s’est vidée plus vite que prévu, avec une odeur de latex humide qui restait dans le garage.

Le tubeless ne me demande pas un entretien énorme, mais il me le rappelle sans détour. Je mets 48 euros de côté pour du ruban neuf, deux valves et un bidon de liquide, puis je passe 12 minutes à vérifier l’état des pneus. Quand je tarde, la roue semble encore gonflée, puis elle devient molle au matin. Là, je sais que le latex a séché et qu’il ne fera plus le travail à ma place.

J’ai aussi essayé de garder une chambre renforcée dans le sac lors des sorties longues. Je sais que ce n’est pas la même logique, mais ça m’évite de rentrer à pied si la coupure est trop large pour la mèche. Le kit tubeless m’a déjà sauvé une fin de sortie, mais je n’ai jamais oublié qu’une grosse entaille reste une grosse entaille. Quand le pneu est vraiment ouvert, je ne joue pas le malin.

Mon bilan honnête après plusieurs mois sur le tubeless

Avec le recul, je retiens surtout le grip gagné et la fin des pincements sur les chocs de jante. J’ai aussi gardé les contraintes, parce qu’un montage précis et un peu de suivi restent obligatoires. Les premiers montages m’ont pris une soirée entière, et je n’aurais pas tenu sans la pompe à pied, puis sans un compresseur emprunté plus tard. Le jeu en valait la peine, mais pas pour quelqu’un qui veut oublier ses roues pendant 6 mois.

Je referais le changement, mais pas en me dépêchant comme la première fois. Je changerais le ruban de jante tout de suite, je serrerais la valve proprement, et je remettrais un peu de liquide après chaque période sèche. Je ne recommencerais pas à rouler trop bas, parce que le burp m’a vite remis à ma place. J’ai appris cette leçon en une sortie, et elle m’a coûté une belle frayeur dans un appui.

Pour quelqu’un qui accepte de surveiller sa pression et de salir ses mains de temps en temps, le tubeless change vraiment la sortie. Pour quelqu’un qui veut rouler sans jamais ouvrir une roue, les chambres renforcées restent plus tranquilles. Je n’oublierai jamais ce soir où, sur la Croix Blanche, en rentrant avec mes deux enfants, j’ai senti que mon vélo avait changé. Je suis rentré avec le sentiment simple d’avoir trouvé mon rythme.

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// Rédaction